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Rencontre avec Estelle Basquin, responsable du programme incubation à Dauphine où Collock est installé.

Collock travaille depuis neuf mois à l’incubateur de l’université Paris-Dauphine et suit le programme incubation piloté par Estelle Basquin. Interview de Collock avec la responsable de l’incubateur.

 

Collock : Parle-nous un petit peu de l’incubateur, de ce qu’il apporte aux start-ups et de ta mission là-bas.

Estelle Basquin : L’offre de l”incubateur s’articule autour de trois axes : l’hébergement, l’accompagnement et l’accès aux financements.

Notre offre propose sur douze mois un hébergement dans les locaux de l’incubateur donc à l’université, un bureau qui va jusqu’à six postes avec un environnement de travail.

L’accompagnement qui passe par plusieurs choses :

  • l’attribution d’un mentor référent avec un profil sénior profil business, investisseur, ancien entrepreneur ou encore entrepreneur. L’objectif étant de challenger la start-up, de la suivre pendant douze mois, de l’accompagner pour être sûr qu’elle avance bien et de pouvoir un peu pointer du doigt lorsqu’il y a quelque chose qui ne va pas, d’apporter un regard extérieur.
  • un accompagnement opérationnel que je fais au quotidien puisque je vois les start-ups régulièrement. Le but étant de formaliser un point de suivi mensuel et échanger sur l’avancement du projet, remonter les besoins et les problématiques rencontrées par les entrepreneurs pour trouver des solutions adaptées.
  • la sollicitation d’un réseau d’experts que je constitue au jour le jour, afin de mettre en lien l’entrepreneur avec une personne qui pourra répondre à son besoin de manière plus ou moins ponctuelle.
  • la communauté Dauphine : le fait d’être au cœur de l’Université permet indéniablement de profiter de la richesse de ses ressources: les étudiants, qui constituent un véritable vivier pour les stages, mais aussi pour travailler sur des cas pratiques réels de nos startups, sur différentes thématiques selon les besoins des incubés et l’intégration du cas dans les formations de Master (finance, marketing, business transformation…).
  • le financement : Nous ne prenons pas de parts dans les start-ups. Aujourd’hui nous avons deux dispositifs en place:
    • D-Incubator est labellisé PIA (Paris Innovation Amorçage) par BPI France. Il s’agit d’une subvention qui peut atteindre 30 000€ sous réserve de remplir les critères d’éligibilité: programme d’innovation prenant en compte les dépenses tech, R&D, études, etc…
    • Le Fonds de prêt d’honneur que nous avons mis en place à Dauphine cette année, relevant du dispositif IGEU (Initiative Grandes Ecoles et Universités), qui permet d’octroyer des prêts aux porteurs de projet, à taux zéro, remboursables sur cinq ans avec un différé d’un an, dans la limite de 40 000€ / projet.  Si je résume, un projet peut, lors de sa période d’incubation à Dauphine, bénéficier de 70 000€ pour financer son amorçage, et faire ainsi effet de levier sur d’autres financement.

D-incubator

Collock : Comment ça se passe post-incubateur ?

Estelle Basquin : Le but est de garder le lien après. Quand les start-ups s’en vont, il y a plusieurs situations : soit elles ont bien grandi, elles dégagent du CA suffisant pour pouvoir se payer des locaux en propre donc elles quittent le nid. Il y en a d’autres qui sont accompagnées par des structures qui prennent le relais comme des accélérateurs. L’idée est de pouvoir garder le lien pour pouvoir animer la communauté, savoir où ils en sont, avoir régulièrement quelques retours chiffrés car c’est important pour nous de savoir comment les boîtes se développent. Surtout, créer et garder ce lien de communauté d’entrepreneurs pour à la fois alimenter la communauté actuelle et que tous les anciens incubés puissent à terme mentorer, partager leurs expertises sur des sujets qu’ils ont appris aux incubés actuels et aux étudiants entrepreneurs et échanger, se rencontrer, partager entre eux car la communauté est assez importante. Il faut bien le créer et surtout bien le maintenir.

université paris-dauphine

Collock : Y a-t-il des événements de networking ? Si oui, comment prennent-ils place ?

Estelle Basquin : On organise régulièrement des événements à Dauphine, destinés à l’interne (conférences et / ou présentations pour les étudiants par exemple) pour sensibiliser à l’entrepreneuriat et partager les expériences, ou à l’externe (journée de l’entrepreneuriat – le D-DAY, conférences en partenariat avec les associations comme Dauphine Genius). Il y a tellement d’événements organisés chaque semaine par tous les acteurs de l’écosystème qu’on en profite plutôt pour sélectionner et transmettre aux incubés les événements qu’on estime quali et adaptés à leur situation, l’idée étant aussi de les pousser à sortir de l’incubateur et d’aller networker en externe.

 

Collock tient à remercier Estelle Basquin pour toute l’aide apportée ces neuf derniers mois et souhaite bien évidemment garder un lien avec la structure dauphinoise après l’incubation ! Retrouver plus d’informations sur l’incubateur de Dauphine sur le site de la fondation et n’hésitez pas à y candidater.

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